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RSSI, qu’attendez-vous des vendeurs ?

auteur de l'article Jérôme Saiz , dans la rubrique Business

En premier lieu parce que créer une telle relation prend du temps, coûte de la marge et s’envisage sur le long terme. Ce qui, dit pudiquement, n’est pas dans la culture de tous.

Et parfois, aussi, par qu’ils en sont tout simplement incapables. C’est en tout cas ce que nous explique l’un d’eux. « Le problème est peut être bien plus grave. Beaucoup de fournisseurs ne sont maintenant plus des spécialistes en tant que tel. Ils disposent d’un catalogue tellement large que soit ils se concentrent sur ce qu’ils savent faire (et donc sur un périmètre plus restreint), soit ils deviennent comme des vendeurs qui feraient les marchés sans savoir faire la différence entre les salades et les carottes. Peut-être que le fournisseur ne s’intéresse pas plus que ça à son client, mais peut-être aussi n’a-t-il pas (plus) l’expertise nécessaire pour le faire », explique-t-il.

« On aimerait pouvoir mettre nos priorités dans leurs roadmap et non l’inverse » (un RSSI plein d’espoir)

Dans de telles conditions l’on comprend que deux critères prennent alors naturellement le dessus : la vigueur de la démarche commerciale en tant que telle (les promesses…) et le prix. « Si on demande aux commerciaux d’un distributeur s’ils savent faire de l’antivirus rouge, ils répondront oui. Le vert ? Oui aussi. Le jaune ? Oui bien sûr ! Le bleu ? Immanquablement oui. Mais la réalité est qu’au bout du compte, quelle est la valeur ajoutée de ce fournisseur ? Et quelle est son expertise technique sur le produit rouge, vert, bleu, jaune ? Mon avis est que mis à part tenter d’avoir un prix écrasé par tout les moyens, il n’y a pas autre chose…« , poursuit notre fournisseur anonyme.

La solution semble donc de déplacer la fonction d’avant-vente en interne (une ressource de type ingénieur) ou à la déléguer à un autre prestataire. « On voit apparaitre sur le marché, en plus des acteurs habituels que sont les constructeurs, éditeurs, VAD, revendeurs ou intégrateurs, de petites sociétés souvent très spécialisées et très valables qui agissent en sous-traitant de ces derniers« , explique un membre de SecurityVibes.

Ce qui nous ramène, en définitive, à la notion d’écoute et de conseil, et de valorisation de l’expertise. En bref à considérer la fonction d’avant-vente comme un vrai métier – alors qu’il s’agit bien souvent d’un simple titre « crédibilisant » donné à des commerciaux pur jus.

Mais se pose alors maintenant la question de savoir de qui dépend la responsabilité de l’avant-vente : du client, du fournisseur, de l’intégrateur ou d’un cabinet de conseil indépendant ? A votre avis ?

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  • Un avv a l’écoute du client

    En tant qu’avant-vente éditeur, je suis mitigé dans votre approche. Oui, il y a des vendeurs de saucisses dans notre metier mais il y a de nombreuses personne trés compétente avec une approche technique auprés des rssi. Je suis étonné des propos des rssi qui sont pourtant un point de contact de moins en moins important du a leur perte de technicité avec les années et leur manque de budget propre. Nous allons directement rencontrer les manager technique de la production (secu op, reseau, systeme…). De plus, il est courant de se faire « envouter » par un rssi prometteur mais qui a déjà ses invitations des éditeurs en place…

  • http://twitter.com/securityvibesfr SecurityVibes France

    Merci pour votre témoignage ! Toutes les expériences, et surtout le point de vue complémentaire d’un avant-vente, sont bons à prendre ! Et effectivement, le sujet du déplacement du centre de décision pour l’achat est une question intéressante :)

  • Cjodry

    En tant que RSSI, j’avoue être au final peu harcelé. Par contre, très souvent, la démarche commerciale n’est pas cohérente. Les spécificités de l’entreprise sont rarement connues par le commercial (nous sommes infogéreurs). Au final, je travaille souvent avec les mêmes sociétés avec qui nous avons bâti une relation de confiance.

  • Nicolas Monier

    Très bel article. Mais qui occulte une partie de la réalité. Il existe malgré tout sur le marché un certain nombre d’intégrateurs, gros ou petits, dotées d’équipes avant-ventes compétentes. Et de nombreux ingénieurs AVV travaillent des mois sur des dossiers… avant de de retrouver mis en concurrence avec 10 autres acteurs du marché. La sur-concurrence crée une telle pression sur les prix que bien peu d’intégrateurs dégagent une réelle profitabilité. Rien d’étonnant alors de voir ceux-ci adopter des techniques de marketing de masse.

    Le conseil a un coût. L’intégration de qualité également.
    Si l’on tient compte des salaires élevés, des jours non passés en clientèle, des charges, des formations, des dépassements quasi systématiques des charges projet prévisionnelles (à cause de bugs ou problèmes de coordination avec le client), du coût de l’avant-vente et du commercial, on devrait fixer le prix journalier de l’ingénieur d’intégration entre 1200 et 1500€. On travaillerait ainsi de manière sereine et qualitative. Le prix réellement pratiqué ocille entre 750 et 950€.
    Alors dites-moi, quelle entreprise cliente (elle-même soumise à de fortes contraintes budgétaires) voudrait payer le vrai prix?

    Nicolas Monier
    Ancien ingénieur avant-vente intégrateur

  • Jerome Vosgien

    Bonjour, en tant que ex-commercial chez un éditeur je confirme que les méthodes des commerciaux 1.0 sont parfois étonnantes et hors du temps. C’est en tous cas ce que me disaient mes clients à propos des commerciaux dans l’IT en général…
    Avis aux vendeurs qui veulent devenir des vendeurs 2.0, je conseille au minimum de se renseigner sur le SPIN Selling ou comment mettre les préoccupations, problèmes, besoins de vos clients au centre de votre relation. Un bon échange commercial se fait dans l’alchimie de l’humilité (du commercial) et de l’accompagnement (du client) par rapport à son métier, ses besoins, ses problèmes.

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