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RSSI, qu’attendez-vous des vendeurs ?

auteur de l'article Jérôme Saiz , dans la rubrique Business

« Vendeurs, vendez… moins ! » C’est le cri du coeur des RSSI à qui nous avons demandé ce qu’ils attendent d’un fournisseur de sécurité.

Tous déplorent en effet une pression commerciale très forte et des pratiques d’un autre âge, globalement inutiles. « On ne compte plus les approches du type ‘nous sommes les meilleurs et nous avons la solution à votre problème‘… avant même que nous ayons exposé notre problème. Si tant est que nous en ayons un !« , explique ainsi un membre de SecurityVibes. Un autre va même plus loin : « Comme je ne suis pas en région parisienne, je filtre les appels téléphoniques commençant par 01« . La méthode est certes radicale mais elle a le mérite de donner une idée de la pression commerciale subie au quotidien.

Et une telle approche cavalière se décline aussi par email, avec souvent un bref message d’introduction, une vague référence au positionnement dans le Magic Quadrant de Gartner et enfin un très laconique « je suis disponible pour vous rencontrer à telle date« . Un membre de SecurityVibes, pourtant sans rôle d’acheteur, reçoit ainsi une centaine de sollicitations de ce type par jour, « toutes issues de la même société de prospection commerciale française !« , précise-t-il.
Les clients de telles sociétés de prospection apprécieront certainement de constater à quel point le service pour lequel ils paient leur donne une bonne image… Mais en calculent-ils au moins un ROI ?

« Si certains fournisseurs nous parlaient de nous avant de nous parler d’eux on aurait peut être plus envie de s’intéresser à ce qu’ils nous disent… » (un RSSI assailli)

Alors à quoi rêvent les RSSI face aux vendeurs ? A du conseil avant tout. « Du conseil qui colle aux exigences des métiers, et des vendeurs qui connaissent les métiers et le contexte dans lequel ils évoluent (banque, industrie, distribution …)« , résume un membre de SécurityVibes.

Difficile en effet pour nos RSSI d’y voir clair parmi une offre complexe et des besoins spécifiques. Ils sont donc souvent demandeurs d’une aide de la part de leur fournisseur. « Pour répondre à mes besoin soit je cherche moi même, soit j’attends des quelques partenaires qui connaissent mes besoins qu’ils identifient pour moi les solutions qui peuvent y répondre et viennent me les présenter. Toutes les autres démarches commerciales vont directement dans la boite à spam« , détaille un autre membre.

Encore faut-il, bien entendu, avoir pris le temps de créer une relation à long terme et l’avoir entretenue intelligemment. « Qu’un fournisseur ayant une solution réellement innovante me contacte, pourquoi pas. Qu’un éditeur d’antivirus me relance tous les ans c’est fatiguant« , regrette un autre RSSI interrogé.

Conseil personnalisé et proximité des métiers semblent ici les maîtres-mots qui permettent au vendeur de devenir un partenaire écouté. Car une fois en confiance les RSSI sont souvent très demandeurs. « Les fournisseurs sont AUSSI une source d’information et il m’arrive de revoir les priorités des projets sécurité en fonction des nouveautés (ou du moins, nouveau pour moi) des solutions. Car soit vous mandatez un de vos ingénieurs pour faire une veille technologique pointue, soit vous laissez le sujet être traité par les fournisseurs qui reviennent régulièrement vous dire tout le bien que la dernière version apporte« , explique un membre de SecurityVibes. Et d’illustrer ses propos avec sa recherche d’une solution de gestion du BYOD, un domaine pour lequel ses prestataires commerciaux ont menés pour lui une veille régulière qui lui a permit d’affiner ses choix en deux ans.

Mais si la solution pour mieux vendre semble aussi simple, pourquoi plus de fournisseurs ne la pratiquent-ils pas ?

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  • Un avv a l’écoute du client

    En tant qu’avant-vente éditeur, je suis mitigé dans votre approche. Oui, il y a des vendeurs de saucisses dans notre metier mais il y a de nombreuses personne trés compétente avec une approche technique auprés des rssi. Je suis étonné des propos des rssi qui sont pourtant un point de contact de moins en moins important du a leur perte de technicité avec les années et leur manque de budget propre. Nous allons directement rencontrer les manager technique de la production (secu op, reseau, systeme…). De plus, il est courant de se faire « envouter » par un rssi prometteur mais qui a déjà ses invitations des éditeurs en place…

  • http://twitter.com/securityvibesfr SecurityVibes France

    Merci pour votre témoignage ! Toutes les expériences, et surtout le point de vue complémentaire d’un avant-vente, sont bons à prendre ! Et effectivement, le sujet du déplacement du centre de décision pour l’achat est une question intéressante :)

  • Cjodry

    En tant que RSSI, j’avoue être au final peu harcelé. Par contre, très souvent, la démarche commerciale n’est pas cohérente. Les spécificités de l’entreprise sont rarement connues par le commercial (nous sommes infogéreurs). Au final, je travaille souvent avec les mêmes sociétés avec qui nous avons bâti une relation de confiance.

  • Nicolas Monier

    Très bel article. Mais qui occulte une partie de la réalité. Il existe malgré tout sur le marché un certain nombre d’intégrateurs, gros ou petits, dotées d’équipes avant-ventes compétentes. Et de nombreux ingénieurs AVV travaillent des mois sur des dossiers… avant de de retrouver mis en concurrence avec 10 autres acteurs du marché. La sur-concurrence crée une telle pression sur les prix que bien peu d’intégrateurs dégagent une réelle profitabilité. Rien d’étonnant alors de voir ceux-ci adopter des techniques de marketing de masse.

    Le conseil a un coût. L’intégration de qualité également.
    Si l’on tient compte des salaires élevés, des jours non passés en clientèle, des charges, des formations, des dépassements quasi systématiques des charges projet prévisionnelles (à cause de bugs ou problèmes de coordination avec le client), du coût de l’avant-vente et du commercial, on devrait fixer le prix journalier de l’ingénieur d’intégration entre 1200 et 1500€. On travaillerait ainsi de manière sereine et qualitative. Le prix réellement pratiqué ocille entre 750 et 950€.
    Alors dites-moi, quelle entreprise cliente (elle-même soumise à de fortes contraintes budgétaires) voudrait payer le vrai prix?

    Nicolas Monier
    Ancien ingénieur avant-vente intégrateur

  • Jerome Vosgien

    Bonjour, en tant que ex-commercial chez un éditeur je confirme que les méthodes des commerciaux 1.0 sont parfois étonnantes et hors du temps. C’est en tous cas ce que me disaient mes clients à propos des commerciaux dans l’IT en général…
    Avis aux vendeurs qui veulent devenir des vendeurs 2.0, je conseille au minimum de se renseigner sur le SPIN Selling ou comment mettre les préoccupations, problèmes, besoins de vos clients au centre de votre relation. Un bon échange commercial se fait dans l’alchimie de l’humilité (du commercial) et de l’accompagnement (du client) par rapport à son métier, ses besoins, ses problèmes.

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